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Oh là là... surtout ne pas laisser passer trop de temps entre deux textes sinon je vais repartir dans le silence. Alors je n'écrirai que mes lectures et ce que j'en ai pensé dans mon grand cahier noir, je passerai deux ou trois heures à écrire à mes amies qui ne cèdent pas au clavier et avec qui j'échange depuis que je suis ici avec un bonheur très simple et trop rare, celui d'ouvrir la boîte à lettres et de découvrir une enveloppe manuscrite, un peu décorée et qui laisse deviner à l'écriture dans la lecture de qui on va plonger. Je jonglerai dans la journée avec le groupe de mes coupettes chéries avec qui nous vivons presque en direct grâce à whatsapp. Et j'aurai l'impression d'avoir assez écrit. 

Mais voilà, je ne sais pas ce qui pourrait donner envie d'être lu. Parce que je ne trouve pas grand chose de bien terrible à raconter. Si ce n'est le sourire et la légèreté de ma pré-ado qui rentre tous les jours du collège en disant qu'elle a passé une journée géniale (merci les copains qui rendent la vie si belle!). Si ce ne sont les râleries perpétuelles de son frère qui déteste toujours autant aller à l'école. S'imagine que ce sera mieux au collège mais il reste un CM2 à faire. Se vexe toujours autant, cent fois par jour. Me fait subir de plein fouet sa mauvaise humeur tous les jours. Me pompe une énergie dingue. 

Symptôme d'une vie dans laquelle le moins qu'on puisse dire est que je ne m'éclate pas, je ne trouve rien amusant... je grince... je m'évade... je fuis la chaleur... je m'accroche... j'essaie de provoquer un maximum de rencontres... ça progresse, tout doucement... je fais tout pour faire une force de ce que j'expérimente à suivre un mari qui bosse en restant de mon côté à la maison. Maison dans laquelle je passe le moins de temps possible, multipliant les activités, le sport (oui, le sport!!!! Je ne me reconnais plus!) et les lectures. J'ai l'impression de mettre trop de choses entre parenthèses, je ne veux pas m'apitoyer sur moi-même, c'est hors de question. Je veux tirer le maximum de la chance qui m'est offerte de la liberté de 8 à 16 heures les jours de classe. Alors je m'accroche. Je me demande parfois si je saurai un jour me satisfaire de ce que j'ai au moment-M. Peut-être qu'elle est là la clé. Alors je réfléchis, je cherche le plus positif au fond de moi. Je vais y arriver. Lâcher prise et profiter du moment même si je ne l'ai pas choisi. Cesser de m'apitoyer sur une situation qui n'a rien de catastrophique, vraiment pas!!! Aller de l'avant et tranformer l'essai. Tout cela me demande un travail sur moi-même qui me fait grandir. Mais ne retire en rien le fait que j'ai envie de faire la fête, de me marrer, de faire des câlins à mes copines, d'aller de cuisine en cuisine en sachant où est la théière de chacune, d'avoir des discussions à bâton-rompu avec des gens qui me tiennent tête, d'apprendre et d'échanger!!!