Sans queue ni tête

22 février 2016

Bon, j'ai promis... alors je ne laisse pas le silence s'installer. 

Mais je m'accroche pour ne pas venir encore chouinasser! Parce que trop chaud. Parce que trop loin. Parce que mon mec qui part dix jours et va passer le weekend prochain avec nos potes à Dunkerque, y faire la fête. Parce que sentiment d'injustice, d'emprisonnement...

Alors je multiplie les raisons de servir à quelque chose en partageant des moments marrants, des moments complices. Voilà le pourquoi de ce stage de sport intensif qui après trois semaines me permet d'afficher moins quatre kilos au compteur. Voilà pourquoi ce coup de fil à la lecture d'un article dans le journal local qui débouche sur du bénévolat dans une association qui propose de lire des histoires à des mômes dans des écoles de quartiers défavorisés. Voilà pourquoi cette soirée de samedi dans un restau avec deux copines et du jazz live. 

Et puis il y a les petits bonheurs qui émaillent les journées banales. Ceux qui font du bien. Ceux qui font relativiser. Comme un fou-rire de mon fiston qui ne rit pas tous les jours. Comme la visite surprise de notre neveu venu de très loin. Comme les petits messages de Flow que je tourne jour après jour et qui me dont souvent du bien. Comme la plage après une séance de sport, seule, à l'ombre, avec un bouquin, quelques minutes dans l'eau avec les poissons qui nagent autour de moi. Comme l'odeur des frangipaniers le soir quand on passe tout à côté. Comme ma grande fille qui essaie une jupe à plis bleu marine, juste rétro comme il faut, rêvant encore d'un uniforme comme en Angleterre. Comme les petits mots d'amour de Simon sur mon oreiller. Comme le café du matin sur la plage de Boucan avec des filles sympas, face aux couleurs à couper le souffle. Comme mes moments de lecture. 

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10 février 2016

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Oh là là... surtout ne pas laisser passer trop de temps entre deux textes sinon je vais repartir dans le silence. Alors je n'écrirai que mes lectures et ce que j'en ai pensé dans mon grand cahier noir, je passerai deux ou trois heures à écrire à mes amies qui ne cèdent pas au clavier et avec qui j'échange depuis que je suis ici avec un bonheur très simple et trop rare, celui d'ouvrir la boîte à lettres et de découvrir une enveloppe manuscrite, un peu décorée et qui laisse deviner à l'écriture dans la lecture de qui on va plonger. Je jonglerai dans la journée avec le groupe de mes coupettes chéries avec qui nous vivons presque en direct grâce à whatsapp. Et j'aurai l'impression d'avoir assez écrit. 

Mais voilà, je ne sais pas ce qui pourrait donner envie d'être lu. Parce que je ne trouve pas grand chose de bien terrible à raconter. Si ce n'est le sourire et la légèreté de ma pré-ado qui rentre tous les jours du collège en disant qu'elle a passé une journée géniale (merci les copains qui rendent la vie si belle!). Si ce ne sont les râleries perpétuelles de son frère qui déteste toujours autant aller à l'école. S'imagine que ce sera mieux au collège mais il reste un CM2 à faire. Se vexe toujours autant, cent fois par jour. Me fait subir de plein fouet sa mauvaise humeur tous les jours. Me pompe une énergie dingue. 

Symptôme d'une vie dans laquelle le moins qu'on puisse dire est que je ne m'éclate pas, je ne trouve rien amusant... je grince... je m'évade... je fuis la chaleur... je m'accroche... j'essaie de provoquer un maximum de rencontres... ça progresse, tout doucement... je fais tout pour faire une force de ce que j'expérimente à suivre un mari qui bosse en restant de mon côté à la maison. Maison dans laquelle je passe le moins de temps possible, multipliant les activités, le sport (oui, le sport!!!! Je ne me reconnais plus!) et les lectures. J'ai l'impression de mettre trop de choses entre parenthèses, je ne veux pas m'apitoyer sur moi-même, c'est hors de question. Je veux tirer le maximum de la chance qui m'est offerte de la liberté de 8 à 16 heures les jours de classe. Alors je m'accroche. Je me demande parfois si je saurai un jour me satisfaire de ce que j'ai au moment-M. Peut-être qu'elle est là la clé. Alors je réfléchis, je cherche le plus positif au fond de moi. Je vais y arriver. Lâcher prise et profiter du moment même si je ne l'ai pas choisi. Cesser de m'apitoyer sur une situation qui n'a rien de catastrophique, vraiment pas!!! Aller de l'avant et tranformer l'essai. Tout cela me demande un travail sur moi-même qui me fait grandir. Mais ne retire en rien le fait que j'ai envie de faire la fête, de me marrer, de faire des câlins à mes copines, d'aller de cuisine en cuisine en sachant où est la théière de chacune, d'avoir des discussions à bâton-rompu avec des gens qui me tiennent tête, d'apprendre et d'échanger!!!

 

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09 février 2016

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La chouette rencontre du mois de décembre, par hasard. Et cette dédicace après avoir un peu papoté. Dire qu'on lit le Professeur Moustache depuis son premier tome. Quel joli petit bonheur ce samedi matin dans Saint Denis! 

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05 février 2016

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La vie les pieds dans l'eau, face à l'océan indien... dont les requins sont maîtres. Dans la chaleur. Dans la lumière. 

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Bon. Tu as envie de revenir par ici mais tu ne sais pas trop comment t’y prendre. Trop longtemps. Tellement longtemps que tu ne savais plus comment te glisser ici. Jusqu’à ce petit message, ce petit coup de pied au cul très sympa d’une de tes lectrices que tu n’as jamais rencontrée en vrai mais qui te semble si proche. D’ailleurs tellement proche qu’un de ces derniers messages t’a touchée, il n’y a pas de hasard. Vraiment pas. Zèbre un jour, zèbre toujours… et des antennes d’extra-terrestre pour reconnaître les « extras » sans le savoir. A chaque nouvelle rencontre qui tilte j’oublie d’y penser et puis ça me rattrape toujours. Pas de secret ma bonne dame ! Alors merci, merci, merci à Elomamanlit ! Je te dois depuis cinq jours vingt phrases de reprise au moins. Du coup j’ai relu presque toutes les premières phrases des romans qui se trouvent dans la maison. Du coup j’ai rêvé. Du coup j’ai repoussé ce moment encore un peu. Pas trop tout de même puisqu’ici il y a encore peu de romans. Enfin, trop peu. Quelle idée j’ai eu d’accepter de laisser ma bibliothèque dans des cartons à l’autre bout du monde pour plusieurs années ! Ils me manquent mes bouquins. Les classiques que je voudrais reprendre de temps en temps, mes préférés de préférés que j’aime prêter. Les bds que je voudrais relire. Les romans graphiques que j’adore et que je voudrais faire découvrir à mes nouvelles copines lectrices. Ces titres qui m’échappent et me reviennent toujours en décalé. Et maintenant ma grande commence à s’y intéresser et je ne peux pas les glisser entre ses mains. Grrrrrrrrrr… si je fais le bilan de ce qui me manque le plus ici, c’est de loin (enfin après mes amours d’amis chéris et ma mamie jolie) les étagères des bibliothèques qu’on trouvait dans tous les coins de la maison. Alors nous fréquentons la bibliothèque et je plonge avec délices une fois par mois dans l’ambiance unique d’une ronde de lecture très sympathique et à laquelle je dois des découvertes très fortes. Mais mon histoire, mes repères temporels, mon intimité sont enfermés pour le moment trop loin de moi et ça me pèse. De temps en temps je craque, je m’offre un roman. En n’oubliant jamais qu’il faudra le déménager par la suite. Oups.

 

Pour être tout à fait honnête, ce n’est pas la seule chose qui me pèse ! Loin de là ! Mais comme je ne veux pas céder à la complainte en continu je serre les dents, j’organise ma vie autrement, je respire, je cherche des idées nouvelles. Je me suis même mise au sport ! Ceux qui me connaissent depuis longtemps mesureront à l’aune de cette nouvelle, la profondeur du gouffre duquel j’essaie de sortir.

 

A mon avis, cette reconversion sportive fera l’objet de quelques récits dans les semaines à venir. Pour le moment, je ne peux pas en parler, des muscles que même la médecine n’a pas encore identifiés me poussent en criant très fort et font trop de bruit. Je les trouve un peu cavaliers tout de même. Ils pourraient faire semblant qu’on se connaît déjà un peu, ça m’éviterai de me déplacer comme une mamie, de mettre en place des stratégies de malade pour éviter les trois marches que contient ma maison voire de repousser les pauses pipi pour être certaine de ne pas avoir à plier les jambes.

 

Fin de l’épisode sportif. Il paraît que dans six semaines je serai accro. Moui, moui… alors dans ce cas, il va falloir que les températures baissent un peu parce que je ne me suis pas encore habituée à ce climat estival qui fait cogner le soleil fort, fort, fort. N’oublions pas que je n’ai jamais vécu au sud de la Seine, que nous ne sommes en vingt ans de vie commune jamais partis en vacances d’été à la mer à part celle du nooooord parce que tous les deux nous redoutions la morsure du soleil. En même temps, je pense qu'on a bien fait vu que depuis un peu plus d'un an on rattrape à toute vitesse et avec une constance inhabituelle (uniquement dû au climat de l'île sur laquelle nous vivons) notre quota de toute la vie. Oui, de toute la vie... je n'ai pas peur des mots!

A suivre dans les semaines qui viennent (et pourquoi pas les mois si je ne fais pas aujourd'hui un faux-départ) d'autres impressions, d'autres aventures, d'autres questionnements et des choix, des constats, des rêves...

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01 février 2016

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Back soon. Promis!

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24 août 2015

Humour...

... libéré d'une partie très lourde de ses angoisses existentielles, mon fiston s'essaie depuis peu à l'humour... avec bonheur et pour notre plus grand plaisir. C'est ainsi qu'il a re-qualifié le film que nous nous apprétions à voir en famille... saurez-vous retrouver quel film nous avons vu? C'était "Mission qu'on ne peut pas faire." Qu'au demeurant nous avons tous les quatre beaucoup aimé!

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18 août 2015

Rentrée

Elle aurait pu se faire cette année les doigts dans le nez la rentrée... allez hop! Je te largue le zébulon en deux minutes chrono devant la porte de sa classe et roule ma poule... je rentre à pied en longeant l'océan (vu que je suis venue dans la voiture de mon homme qui a filé ensuite ventre à terre au bureau en ayant perdu ô my god une cinquantaine de minutes sur son emploi du temps)... je réveille ma grande qui s'offre une journée de rab vu qu'elle n'est plus une minus soit dit en passant... on se fait des câlins et puis je prends un thé avec le dernier Angela Huth sur les genoux... hummmm... mais ça c'est si je n'avais pas oublié que sur cette île la communication est un sujet épineux, que dis-je calamiteux! 


C'est vrai... comment tu sais que dans les écoles publiques de ta commune, tu raques, tu fournis un max de choses à l'école... que le 18 août quand ton môme découvre sa classe et ses enseignants (cette année il en a deux pour le prix d'un... deux petits nouveaux en formation... yeaaah!) ses copains vont débarquer avec un cabas de dix kilos au moins? Hein! Comment tu sais?
Quand on connait le parcours scolaire semé de manque de confiance en lui de mon fiston, sa peur panique de ne jamais faire ou être comme les autres, tu peux imaginer sans peine la panique qui l'a saisi. Voilà c'était trop cool. Tu avais eu à peine à écouter un petit "j'ai pas trop envie de refaire des maths mais ça va" au moment du coucher. Tu avais accueilli le "c'est chouette cette année je n'ai pas le trac" comme la plus douce des caresses. Tu avais préparé le cartable flanqué du propriétaire du dit cartable en dix minutes chrono, trousse OK, cahier de texte de skate-boarder OK, petit cahier de brouillon OK. "Le reste mon chéri, le maître ou la maîtresse te le donnera demain. Il/elle a dû tout préparer pour votre arrivée." Naïve maman que tu as été! Tu as eu un premier doute en descendant de la voiture. Mais pourquoi tous les papas ou les mamans portent-ils des sacs si encombrants? Tu t'es tournée vers ton enfant en lui demandant avec une légère inquiétude dans la voix si à la fin de l'année passée il n'avait pas par hasard reçu une liste de matériel qu'il aurait transformée sans le faire exprès en avion supersonique ou en dessin de superhéros."M'heuuuuuu nooooon, j'te jure!" Ton intuition s'est mise en mode panique quand tu as franchi la porte de l'école. Aucun doute possible, TOUS les parents penchaient dangereusement pour leurs lombaires du côté de l'énorme sac de fournitures qu'ils traînaient vaillament. C'est à ce moment que tu as posé la question fatidique à la première personne que tu as croisée. 
Damned! Il existe une liste de matériel longue comme un jour sans pain qui a circulé possiblement le tout dernier jour de classe (tu sais, ce jour béni où tu as non seulement dévalisé le légostore de Lille mais aussi reçu le plus chouette des accueils de copines dans la gare de Dunkerque, bu des verres au PJ... j'en passe et des meilleures!). Il semblerait après enquête express que peu d'élus l'ont eu entre les mains mais que forts de leur expérience, ils ont passé l'été à la traquer qui en  téléphonant directement sur son portable à la secrétaire de l'école, d'autres grâce à des recherches dignes d'un thésard sur la toile mondiale. Oups. 
En quelques secondes, il t'a fallu rassurer ton petit, celui là même qui déteste ne pas tout faire bien comme les autres, ce petit chat qui est noyé dans un verre d'eau quand il s'agit d'organiser son espace. Pas gagné. Ce regard sombre. Cette main qui s'est accrochée immédiatement à toi. Ce pouce qui a failli jaillir devant tout le monde d'un seul coup. Cette voix qui est montée dans les aïgus. "Ce n'est pas grave. Je l'ai dit à la maîtresse. Elle sait que c'est de ma faute et elle a dit qu'elle te donnera tout ce dont tu pourrais avoir besoin. Promis. Elle a l'air super gentille tu sais. (elle n'a même pas grondé maman). Tout va bien."
Alors voilà comment tu t'es mise à faire du stop dans la cour de l'école pour rentrer plus vite chez toi. Sauter dans ta bagnole. Arriver avant l'ouverture sur le parking du supermarché. Cogiter pour savoir comment tu vas trouver un protège-cahier mauve en 24-32 et un rose en 21-29,7. Te maudire. Te maudire. Te maudire encore. Réfléchir à l'heure de la récré. Penser à la petite maison de la presse de ta petite ville dans laquelle tu as aperçu la veille un tas de protège-cahiers dont tu t'es demandé, naïve que tu es, ce qu'ils allaient bien pouvoir en faire. Surtout avec des couleurs pareilles. Etre la première à passer en caisse pour la première fois de ta vie. Rentrer ventre à terre coller des étiquettes sur tous ces objets qui allaient disparaître dans le trou noir spatio-temporel qui avale ton môme tous les matins et dans lequel il semble qu'un monstre jamais identifié mange les tubes de colle, les gommes, les équerres... tu vois ce que je veux dire? 
Tout ça pour pousser discrètement la grille vers dix heures. Soit pile deux heures avant la découverte horrifiée de la fameuse liste. Te glisser dans la classe de ton petit chéri pour donner directement à son charmant professeur tout frais la pile que tu as compilée. T'excuser platement au moins trois fois. Ressortir pour alpaguer ton fils qui jouait comme un fou avec ses copains tout juste retrouvés et ne t'avait même pas vue. Lui glisser que tout va bien tout son matos est là. Et constater avec stupeur que même pas mal, même pas peur. Il attendait demain sans souci pour tout amener avec lui. 
Range ta cape supermum et arrête de stresser pour rien! Tu ne vas réussir qu'à lui communiquer tes angoisses! Rentre chez toi et prépare toi un bon thé. Lâche un peu l'affaire! 
"Comment ça ma chérie il est dix heures trente et tu ne PEUX pas rentrer au collège demain si tu ne t'es pas fait épiler les aisselles? Pas de souci. Supermum a juste roulé sa cape en boule au fond de son sac à main. Elle va trouver une solution. Et puis au pire, tu mettras un tee-shirt avec des manches. "
No stress.

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28 mai 2015

Les découvertes se poursuivent ici... je n'ai pas toujours la tête à ça mais je lutte... dans deux semaines nous entrerons dans l'hiver austral... et enfin, nous sentons un véritable changement... nous ne dormons plus avec la clim, youpie!!!!!!... j'ai même posé sur notre lit une petite couverture polaire... yes!!!! Les enfants m'ont réclamé une couette... il fait frais le matin quand on se lève... miracle, pour la première fois, j'ai eu froid aux pieds!...la voiture affiche 20 degrés quand nous partons à l'école... et j'adore ça! Surtout qu'après dans la journée, on profite de la sensation de l'été sans être écrasés... et puis je marche, j'explore les environs en très bonne compagnie... en attendant nos prochaines visiteuses qui arrivent tout droit de Haute-Garonne dans deux semaines. Repérages de promenades sympas, étude de recettes créoles pour les tester. Et puis je pense à nos vacances qui approchent... à ce retour en métropole qui va nous permettre de replonger dans ces ambiances qui nous manquent tant! 

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