Attention, grosse claque!
Je suis toujours particulièrement admirative des gens qui savent transmettre en très peu de mots. Je suis encore plus admirative de ceux qui survivent à l'inhumain. Ce court récit m'a bouleversée. Une femme revient sur son enfance au Vietnam, sa fuite avec ses parents dans un boat-people et leur apprentissage de la vie au Québec. Seuls les gens qui avaient assez d'argent ont pu payer des passeurs pour partir, ils avaient donc une vie privilégiée dans leur pays. Fort de leur savoir et de leur éducation, ils ont su passer outre un bouleversement radical de leur vie. J'avais déjà lu et entendu des témoignages sur des familles immigrées. Je crois que ce texte m'a ouvert encore un peu plus les yeux. Chaque page est une claque. Les mots sont droits comme les dos des femmes, percutants car directs. Aucune image, aucun sentiment ne sont nuancés. C'est une lecture indispensable.
...25... 25 candidats plus ou moins stressés... plus ou moins préparés... plus ou moins prêts... 25 sujets tirés au sort... autant de soupirs ou de sourires plus ou moins soulagés... autant de questions à improviser... 25 textes à faire lire en deux minutes... et demain, puis jeudi, puis vendredi ça recommence... mais je ne sais pas comment je vais tenir pour recevoir tout ce stress... ces mains qui tremblent, ces bouches qui cherchent l'air venu à manquer sans prévenir, ces jambes qui dansent la gigue, ces yeux qui se perdent vers la fenêtre ou le rétroprojecteur pour retrouver dans l'ordre les mots appris par coeur, et ces murmures qui fouillent en vain dans la mémoire défaillante!!!
Quand en deux jours, on a vidé des cartons vieux de presque deux ans et retrouvé tout un tas de chaussures d'été qu'on a cherché en vain pendant des heuuures...
Quand en deux jours, on a enfin installé des étagères pour ranger le fatras de la cave...
Quand en deux jours, on a enfin inscrit les enfants à des activités pour l'été et que la grande compte désormais les jours avant d'apprendre le char à voile...
Quand en deux jours, on a eu le temps de lire un chef d'oeuvre (dont je parlerai très vite) bouleversant...
Quand en deux jours, on a réussi à passer un peu de temps sur la plage sous un semblant de soleil...
Quand en deux jours, on a a même pu se glisser dans une salle de cinéma toute seule pour rire encore plus que je ne l'imaginais...
Quand en deux jours, on a aidé des copains à déménager dans une maison à la vue de rêve...
Quand en deux jours, on a déniché quelques trésors dans un vide-grenier...
On se sent drôlement heureuse... même si le brouillard a envahi la ville...
Et quand pour clôturer ce festival, on a passé une heure trente de pur bonheur à danser en famille au concert de Tiken Jah Fakoly, on se dit que tant pis si une nouvelle semaine commence dans quelques heures, si les grognons, les casse-pieds, les incompétents et les râleurs vont tenter de nous gâcher la vie, ils n'y parviendront pas!!!
... j'ai assouvi aujourd'hui un rêve vieux de plus de quinze ans, aller à un vrai concert avec mes enfants (à l'époque, ils n'étaient que des figures un peu floues...je ne savais pas combien ils seraient... je ne soupçonnais pas leurs histoires si singulières à tous les deux...je voulais juste leur faire partager un de mes plus grands plaisirs... je voulais leur donner le virus... danser avec eux...)... c'est tellement bon!
Ma moisson de ces dernières semaines... plus ou moins bonne... mais dans l'ensemble, je peux dire "bonne pioche"ce mois-ci... quel plaisir!
Ferdinand est veuf, il vit dans une très grande maison dans laquelle il ne reçoit que ses deux petits-fils... jusqu'au jour où il vient au secours d'une voisine dont la vieille maison prend l'eau... elle s'installe provisoirement chez lui et puis le provisoire se prolonge... d'autres paumés de tous âges viendront peu à peu repeupler cette très grande maison... et on se prend à rêver de maison partagée, des pièces que chacun choisi plus ou moins loin des parties communes, qui communiquent ou pas... de banc près de la porte sur lequel on peut s'assoir et ne plus se sentir seul... un roman très fleur bleue, une écriture volontairement simple, des sentiments tout aussi simples... et un moment de lecture très doux...quoi que pas inoubliable...
Un roman hollandais (pas si fréquent!) que j'ai eu envie de lire à plusieurs reprises... il m'a dérangée pas mal, maintenue en haleine aussi... il s'agit de deux couples qui se retrouvent au restaurant pour le dîner. Ils se connaissent bien, les deux hommes sont frères. Ils ont une histoire commune, leurs enfants adolescents ont grandi ensemble. L'un des deux est en pleine campagne politique, il va bientôt devenir premier ministre. Il est en représentation, il a décroché à la dernière minute une table dans un restaurant toujours complet. Son frère n'est pas à l'aise. Les deux femmes non plus. Le récit alterne les points de vue, le temps va du dîner à des souvenirs qui reviennent comme des boomerangs aux uns et aux autres. Il n'y a aucun dialogue possible, chacun est enfermé dans un malaise qu'on met longtemps à cerner... jusqu'à ce que petit à petit on comprenne que ce qui les a rassemblé est un acte terrible, d'une grande violence et d'une grande cruauté commis par deux de leurs trois fils. Je n'en dirai pas plus, je risquerais d'aller trop loin. Simplement, parmi ces trois adolescents, un jeune africain adopté sur le tard... et des remarques très pertinentes sur la façon dont la société (et même ses oncles et tantes) le perçoivent... j'ai beaucoup apprécié cette lecture, mais j'ai souvent aussi été mise mal à l'aise, je me suis posé pas mal de questions... jusqu'où aller pour protéger ses enfants quand ils ont commis un acte immoral?
Une lecture beaucoup plus légère... mon premier roman de vampires... écrite par un anglais... sinon, ce n'est pas drôle! Il s'agit de l'histoire d'une famille de vampires qui a renoncé à se nourir de sang humain... les parents ont pris cette décision à la naissance de leur premier enfant, un garçon. Alors ils se sont fondus dans la vie d'une bourgade anglaise... et tout va a peu près bien (si on néglige les maux de tête et de ventre... les gaffes de temps en temps...les insomnies inexpliquées...) jusqu'au soir ou pour se défendre d'un garçon aviné la jeune fille de la maison le mord, perd la raison et le tue... ses parents sont contraints de lui dire la vérité et surtout d'apeller à larescousse un oncle qui lui estun très méchant vampire... etc... etc... j'ai souvent esquissé un sourire pendant ma lecture, j'ai apprécié l'inventivité de la société parallèle décrite... bref, j'ai passé un très bon moment!
Un énième roman sur la seconde guerre mondiale, divertissant mais sans plus. Deux soeurs essaient de rester en contact pendant la guerre quand l'une a épousé un journaliste juif contestataire et l'autre un préfet de la République qui obéit sans condition et avec un professionalisme totalement incompatible avec le combat que mènent sa belle-soeur et sa famille pour survivre... certes... mais bon... sans plus!
Merci ma copine qui passe par ici de temps en temps... c'était un délicieux livre doudou pour les vacances... j'ai attendu avec hâte de retrouver Emma et Dexter tous les soirs (oui, je lis principalement le soir!)... ces étudiants anglais qui ont failli vivre une histoire d'amour, ont finalement opté sur bien des non-dits et bien des malentendus pour une histoire d'amitié et qu'on retrouve une fois par an à la date anniversaire de la nuit où tout a commencé... c'est romantique comme j'aime quand je lâche les vannes, un peu Harry et Sally, on imagine Hugh Grant dans le rôle de Dexter (je sais qu'il y a eu une adaptation mais j'ignore avec qui), on se promène dans Londres un petit peu... on peut sauter une page ou deux sans perdre le fil... cette jeune idéaliste qui essaie d'écrire, devient prof puis trouve le succès en écrivant pour les ados est très mimi... bref, si vous cherchez un bon livre de vacances (sans aucune connotation négative, au contraire!!!), vous avez là un premier choix!
Amateurs de polars, réjouissez-vous!!!!Je viens de découvrir un auteur norvégien épatant!!!(remarquez, je suis peut-être la dernière à ne pas avoir entendu parler de lui!).De toute façon, peu importe!!! A peine ce bonhomme de neige achevé, j'ai filé chercher un autre roman de Jo Nesbo. Juste pour l'avoir sous le coude, pour retrouver son personnage de flic border-line... et la qualité de ses intrigues!Je n'en dirai pas plus, les rebondissements sont nombreux, petit à petit on tricote un coupable, on devine un traumatisme, des liens étranges entre les victimes (pourquoi donc s'agit-il de mères de famille enlevées à leur domicile?)... attention, il faut être amateur de polars pour apprécier!... et avoir un peu de temps devant soi avant de plonger dedans... parce qu'on ne peut plus le lâcher ensuite!!!
J'ai gardé le meilleur pour la fin... ce tout petit roman qui réussit l'exploit de dessiner une vie entière par toutes petites touches, qui suggère, qui chuchote une famille simple dans le nord de la France (Roubaix) qui se forme et grandit au fil du XXème siècle... des images... beaucoup de pudeur... la quatrième de couverture présente l'auteur comme un poète et un romancier... et ça aide à comprendre la finesse de son écriture... une pépite que j'ai lue en une nuit... que je vais offrir...
Trop c'est trop!!! Des agendas pour la rentrée sur les tables d'accueil du seul endroit "correct" où on peut acheter des livres dans cette ville, c'est vraiment abuser!!!!!!!!!
"Est-ce que c'est un camembert qu'il tenait en son bec le corbeau?"
"On n'a pas fait la liste pour mon anniversaire!"
"C'est quoi Simon ce blanc que tu as autour de la bouche? Tu n'as pas goûté la peinture des étagères quand même?"
"Maman, est-ce que tu veux bien t'acheter les mêmes ballerines que moi? S'il teuuuuuuuuu plaît... elles existent dans ta taille... et puis comme ça on sera pareilles!J'ai trop z'envie!"
"Je suis contente que demain il y ait école, parce que je vais pouvoir amener à la maîtresse mon livre sur l'histoire de France à travers des tableaux et en plus je vais commence le cadeau de fête des mères."
"Moi, je l'ai fini le cadeau de fête des mères. Mais il faut pas le dire parce que c'est un secret et si on dit qu'on a fini la boîte et les écritures, les mamans elle ne vont pas être contentes!"
"Comment tu vas faire pour l'ouvrir mon cadeau parce qu'il y a mon nom écrit dessus et il ne faudrait pas que tu l'abîmes."
"Comme il n'y a pas d'école demain, on ne pourrait pas faire un petit apéro ce soir?"
"Pourquoi Grappy il n'est pas mort pendant la guerre en Algérie?"
"Ta mamie elle est très vieille et un jour elle va mourir mais je n'ai pas du tout envie."
"J'peux prendre un long bain ce matin?"
"J'peux venir te faire un câlin tout chaud dans ton lit?"
"Maman, tu sais quoi, ce matin je jouais dans ma chambre et puis..."
"J'peux peindre avec toi?"
"J'joue plus trop à la guerre des boutons...j'aime beaucoup ça mais j'joue plus trop..."
... je voudrais tout retenir... surtout les questions les plus incongrues qui tombent quand on les attend le moins...
Enough is enough! Neuf degrés au thermomètre toute la journée, le vent qui nous fait baisser le ressenti et le moral par la même occasion! Enough is enough! Je craaaaaaaaaaque!
Maman chat a pris peur en me voyant... elle a saisi chacun de ses petits par la peau du cou et a filé à l'anglaise dans un jardin voisin... mes rêves de chaton ont disparu avec elle... en quelques heures je m'étais déjà transformée en nounou-tigre... tant pis...
Je n'ai toujours pas finalisé complètement ma séquence d'inspection... petit bras... pas emballée par ce que j'ai déjà commencé avec le groupe concerné... fallait pas casser ma motivation... tant pis...
Note pour ne pas oublier... ne pas omettre de faire la sieste quand on se couche à quatre heures du matin le samedi soir... sinon on fait que des bêtises le lundi matin... comme se laver les dents à la crème hydratante... c'est pas bon... tant pis...
Ne pas chercher à analyser les rêves interrompus par le réveil et dans lequels on se souvient tout à coup qu'on était en train de hurler à la tête d'un parfait inconnu qu'il y en a marre de cette ville de m... ne pas chercher à savoir si on pensait à celle-ci ou à autre chose... vaut mieux parfois... préférer faire l'autruche... tant pis...
Ne pas avoir eu le temps de plonger dans le polar qui me tient en haleine... tant pis...
Je n'avais pas pensé à mettre dans ma play-list le génial "t'a beau pas être beau..." de Louis Chédid... et pourtant quel moment génial samedi tard dans la nuit!... va falloir refaire une fête très vite pour le chanter à nouveau très faux et très haut... tant pis...
...on a retrouvé la lumière!!!!!!!Quel bonheur! Je connais même des enfants qui ont joué les pieds dans l'eau une partie de la journée...
... a envahi le jardin, ça y est... et s'est agrandie par le même occasion... puisque j'ai enfin rencontré le chaton gris aperçu mercredi soir par mon homme... il a, le pauvre, un oeil complètement fermé... (pas mon homme, hein!!!)... et j'ai croisé la maman de cette smalah qui m'a fait des yeux très méchants... et vient d'en emporter un en sautant d'arbre en arbre... à son approche, je les ai entendus miauler pour la première fois... petits cris pas contents du tout de sentir le lait tout près mais pas servi au comptoir... alors peut-être qu'ils vont être déplacés un à un vers un autre jardin (ce qui tout de même nous faciliterait la vie)... ou pas... car tout au fond de moi, je ne sais pas ce que je préfèrerais... quand j'vous dis que je n'suis pas guérie des petits dans ma maison... qui viennent quand on les attend le moins... qui sont autant de cadeaux de la vie... autant de p'tits miracles aux bouilles de toutes les couleurs...












